Commémorer, transmettre, avancer

Chaque année, dans la diaspora, les commémorations du génocide arménien rassemblent des générations autour d’une mémoire partagée. Entre recueillement, mobilisation et transmission, ces moments témoignent du chemin parcouru depuis plus d’un siècle pour faire ճանաչître cette histoire et la transmettre.

Au fil des décennies, la diaspora arménienne a su transformer le deuil en engagement : reconnaissance internationale, travail historique, actions éducatives… autant d’étapes qui ont façonné une mémoire vivante, tournée vers l’avenir.

Au micro de Hilda Tchoboian, l’historien Sahag Soukiasyan revient sur cette évolution, les avancées obtenues, mais aussi les défis qui demeurent aujourd’hui.

🎧 Un dialogue à écouter dans notre podcast.

 Diacre Sahag Sukiasyan

Dialogue entre Hilda Tchoboian et Sahag Sukiasyan,historien

Au micro de Hilda Tchoboian pour Radio Arménie

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Le Vatican savait-il ?

Grâce au travail du jésuite Georges-Henri Ruyssen, qui a publié en 2015 sept volumes d’archives du Vatican, on sait aujourd’hui que le Saint-Siège était bien informé des massacres d’Arméniens dès la fin du XIXe siècle.

Ces documents révèlent une connaissance précise des persécutions contre les chrétiens de l’Empire ottoman, et une inquiétude croissante à mesure que la situation s’aggrave, jusqu’au génocide arménien.

Mais être informé ne signifie pas forcément comprendre immédiatement qu’il s’agissait d’un projet d’extermination systématique. Le Vatican perçoit progressivement l’ampleur du drame, tout en tentant d’intervenir, notamment sous Benoît XV.

Dans cet échange avec Hilda Tchoboian, le père Ruyssen revient sur ces archives essentielles et sur une question toujours sensible : que savait vraiment le Vatican, et quand ?

🎧 À écouter dans notre podcast.

 Le Père Georges Henri Ruyssen

Au micro de Hilda Tchoboian pour Radio Arménie

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Une mémoire enfouie, toujours vivante

Dans l’est de la Turquie, la mémoire du génocide arménien ne s’est jamais totalement effacée. Chez de nombreux Kurdes, elle survit dans les mots, les récits, la connaissance précise des lieux de massacres — et dans ces figures silencieuses que l’on appelle parfois les « grand-mères arméniennes ».

L’anthropologue kurde Adnan Çelik, dans son livre La Malédiction, explore cette mémoire transmise à bas bruit dans la région de Diyarbakir. Il montre comment certains Kurdes reconnaissent aujourd’hui le rôle d’exécutants qu’ont pu jouer leurs ancêtres dans les violences, sous l’autorité de l’État ottoman.

Cette histoire continue de résonner dans le présent. Pour certains, les répressions subies ensuite par les Kurdes de la part de l’État turc prennent un sens particulier, parfois interprétées comme une forme de « malédiction » liée à ce passé.

Au micro de Hilda Tchoboian, Adnan Çelik revient sur cette mémoire complexe, entre transmission, silence et reconnaissance.

🎧 Un éclairage rare à écouter dans notre podcast.

Adnan Çelik

Au micro de Hilda Tchoboian pour Radio Arménie

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Écrire pour survivre, transmettre pour comprendre

À Erevan, le Musée-Institut du génocide arménien de Tsitsernakaberd propose actuellement une exposition consacrée aux Arméniens qui, dès l’immédiat après les massacres, ont écrit leur histoire ou recueilli les témoignages des rescapés du génocide arménien.

Ces récits précoces, souvent méconnus, constituent aujourd’hui des sources essentielles pour comprendre la mémoire du génocide de l’intérieur. L’exposition dialogue avec une autre, dédiée aux témoins étrangers, offrant ainsi un regard croisé entre mémoire vécue et regard extérieur.

Au micro de Hilda Tchoboian, la chercheuse Séda Parsamyan présente cette exposition et l’importance de ces premières voix de survivants. De son côté, Haroutioun Maroutyan revient sur l’engagement du musée auprès des scolaires, pour transmettre cette histoire aux jeunes générations.

🎧 Un échange à écouter dans notre podcast, au cœur du travail de mémoire et de transmission.

 
 
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Les chercheurs du Musée-Institut 
du génocide arménien de Dzidzernakaberd 

Séda Parsamyan, 

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 Haroutioun Maroutyan

Au micro de Hilda Tchoboian pour Radio Arménie

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Deir ez-Zor, au cœur des marches de la mort

Dans le désert syrien, Deir ez-Zor reste l’un des lieux les plus symboliques du génocide arménien. C’est là que s’est achevée l’ultime étape des marches de la mort imposées aux déportés arméniens, dans des conditions d’extermination.

Aujourd’hui encore, ce territoire porte les traces d’une histoire douloureuse, entre mémoire fragmentée et travail de transmission.

Dans ce podcast, trois voix croisent leurs regards. L’humanitaire et écrivain Vincent Gelot, engagé en Syrie et au Liban, revient sur la réalité de ces lieux et ce qu’ils représentent aujourd’hui pour les populations locales et la mémoire arménienne.

Le photojournaliste de guerre Antoine Agoudjian évoque quant à lui son travail sur les traces visuelles de l’histoire, entre absence et survivance des paysages.

Enfin, le journaliste et écrivain Pascal Maguesyan, co-fondateur de Mesopotamia Héritage, partage son engagement pour documenter et préserver ce patrimoine mémoriel menacé.

🎧 Un épisode consacré aux lieux, aux images et aux voix qui continuent de faire vivre cette mémoire.

Pascal Maguessian site
Pascal Maguesyan,
journaliste, écrivain,co-fondateur de Mesopotamia héritage

 

 

 

 

 

 

Portrait Antoine Agoudjian site
Antoine Agoudjian
photographe et 
 photojournaliste de guerre

 

 

 

 

 

 

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Vincent Gelot, humanitaire écrivain,

Au micro de Hilda Tchoboian pour Radio Arménie

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